#VendrediLecture: La fiancée américaine et The Wild Things

9782923896496 La fiancée américaine, Éric Dupont, Marchand de Feuilles, 878 pages.
24.95$ prix non-membre; 22.00$ prix membre

Quand un roman gagne le Prix des Libraires du Québec, c’est toujours un très bon signe. Si, en plus, le même roman gagne le Prix des Collègiens (on sait bien que malheureusement le taux de lecture chez les jeunes est plutôt mince…), il faut courir se procurer ce roman et le lire tout de suite.

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#VendrediLecture: Serafim et Claire!

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Serafim et Claire, Mark Lavorato, Marchand de Feuilles, 461 p.
Prix non membre: 34.95$; prix membre: 30.75$

Mark Lavorato, l’auteur Montréalais de Veracity et Believing Cedric présente ici son premier roman traduit au français.
Serafim et Claire est avant tout, évidemment, une histoire d’amour. Mais ce n’est pas une histoire d’amour ordinaire. Il y a plein de petits détails qui la rendent différente de ces histoires classiques où un gars rencontre une fille et se mettent ensemble à la fin du récit.

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Suggestions de la semaine en BD! #VendrediLecture

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Le combat ordinaire (intégrale), Manu Larcenet, Dargaud, 246 p.
69.95$ prix non membre; 61.50$ prix membre

Dargaud présente l’édition intégrale de l’oeuvre « Le combat ordinaire », comprenant  une description détaillée du processus créatif  de la main de l’auteur Manu Larcenet.

« Le combat ordinaire » est l’histoire de Marco, un jeune photographe pas si jeune que ça, qui essaie de rassembler et d’agencer les pièces du puzzle de sa vie: son travail, sa femme, sa fille, son passé… 
Ce livre est l’histoire de Marco, un tout nouveau papa qui essaie de découvrir comment montrer à sa fille que la vie est un cadeau, sans avoir une crise de nerfs.
Ce récit est l’histoire de Marco, qui ne sait pas encore où il va. Lire la suite

#VendrediLecture On continue avec les suggestions de BD!

couverture_phobies_01Phobies des moments seuls, Samuel Cantin. Pow Pow, 160p.
22.99$ prix non membre; 19.95$ prix membre

Marcus Pigeon, médecin et astronaute, part en mission à l’espace. Phobies des moments seuls constitue son journal de bord.

Extrêmement drôle, Samuel Cantin crée un univers délirant. Une flotte de personnages extravagants mais attendrissants: un panda qui parle et qui s’habille toujours en T-Shirts de la NBA, un commandant avec des propos homosexuels et des manières militaires, des extraterrestres assez particuliers… Lire la suite

#VendrediLecture: Le nouveau livre de Javier Cercas et Faut-il manger les animaux?

9782330059057L’imposteur, Javier Cercas
Actes Sud – 404 pages
Prix non membre: 36.95$ – Prix membre: 32.50$

Javier Cercas représente l’un des écrivains espagnols contemporains les plus importants, avec Javier Marías et Pérez Reverte. Après Les soldats de Salamine (Actes Sud, 2002) et Anatomie d’un instant (Actes Sud, 2010), ses deux romans qui ont eu le plus de succès, Cercas revient avec une fiction inspirée d’un fait divers. Si dans Les soldats de Salamine il s’intéressait à la Guerre Civile Espagnole et dans Anatomie d’un instant à la tentative de coup d’État manquée, en 1981, qui a chamboulé la transition Espagnole; dans L’imposteur,  Cercas met en scène le personnage d’Enric Marco.
Mais, c’est qui, Enric Marco? 

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Enric Marco (Barcelone, 1921)

Cercas écrit: «J’ai fait la connaissance d’Enric Marco en juin 2009, quatre ans après qu’il est devenu le grand imposteur et le grand maudit. Marco était un octogénaire de Barcelone qui s’était, pendant presque trois décennies, fait passer pour un ancien déporté dans l’Allemagne d’Hitler et un survivant des camps nazis, qui avait pendant trois ans présidé la grande association espagnole des anciens déportés, l’Amicale de Mauthausen, qui avait tenu des centaines de conférences et accordé des dizaines d’entretiens, qui avait reçu d’importantes distinctions officielles et avait parlé au Parlement espagnol au nom de tous ses prétendus compagnons de malheur, jusqu’à ce que, début mai 2005, on découvre qu’il n’était pas un ancien déporté et qu’il n’avait jamais été prisonnier dans un camp nazi.» 

Cette imposture, qui a stupéfié le pays, a éclaté au grand jour à la veille du 60e anniversaire de la libération du camp de Mauthausen, le 8 mai, auquel, fait sans précédent, s’est rendu le Premier ministre espagnol ­à l’époque, le socialiste José Luis Zapatero.

L’Imposteur est, en effet, une remarquable réflexion sur le héros, sur l’histoire récente de l’Espagne et son amnésie collective, sur le business de la « mémoire historique », sur le mensonge, sur la fonction de la littérature et son inhérent narcissisme, sur la fiction qui sauve et la réalité qui tue.
Le tour de force de ce roman sans fiction saturé de fiction est de confondre un lecteur enferré dans ses propres paradoxes. Le narrateur du roman craint d’être trop proche de son personnage. La répétition, amplification ou réfutation d’arguments et citations, ou encore son certain désordre, sont délibérés. Ou plutôt, pas évités.

Cercas présente des réflexions morales et méta-littéraires sur l’écriture, mêlées à des importantes données sur la vie d’Enric Marco. Un homme qui, finalement, s’est inventée une vie pour être aimé.

 


 

img1c1000-9782879297095Faut-il manger les animaux? Jonathan Safran Foer
Éditions de l’Olivier – 363 pages
Prix non membre: 32.95$ – Prix membre: 28.95$

Jonathan Safran Foer publie son premier essai après Tout est illuminé, devenu un événement littéraire international, et Extrêmement fort et incroyablement près (Prix des libraires du Québec) paru en 2005.

Couvert d’éloges, best-seller aux États-Unis, en Italie et en Allemagne, ce premier essai de Jonathan Safran Foer est un coup de maître. Les questions qu’il pose sont universelles: pourquoi l’homme est-il carnivore? Cet usage est-il moralement légitime? Et surtout, comment traitons-nous les animaux que nous mangeons?

Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, il interroge les croyances, les mythes et les traditions familiales et nationales existant à ce sujet. Entre une expédition clandestine dans une usine d’abattage industriel et un reportage sur un ranch où l’on pratique l’élevage traditionnel, une recherche sur les dangers du lisier et la visite d’une ferme où les dindes sont élevées en pleine nature, il explore tous les degrés de l’abomination et les derniers vestiges d’une civilisation où l’animal était encore respecté.

Choquant, drôle, inattendu, ce livre devrait susciter passions et polémiques.

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«La prochaine fois que vous vous assiérez à table, imaginez que vous êtes avec neuf autres personnes, et qu’ensemble, vous représentiez tous les habitants de la planète. Organisés en nations, deux de vos commensaux seront chinois, deux indiens, un cinquième représentera tous les autres pays de l’Asie centrale, du Nord-est et du Sud. Un sixième représentera les nations de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie, un septième l’Afrique subsaharienne, un huitième le reste de l’Afrique et le Moyent-Orient. Un neuvième représentera l’Europe. Et la dernière place, celle des pays d’Amérique centrale, du Sud et du Nord, sera la vôtre.
Dispatchées en fonction du type de nutrition, une personne sur les dix présentes mourrait de faim, et deux seraient obèses. Plus de la moitié suivraient un régime essentiellement végétarien, mais cette proportion diminue. Les végétariens stricts et les végétaliens occuperaient tout juste une place. Et plus de la moitié des fois où l’un d’entre vous se servirait d’œufs, de poulet ou de porc, il s’agirait de produits de l’élevage industriel. Si la tendance se maintenait pendant encore vingt ans, ce serait également le cas pour le bœuf et le mouton.
La nourriture importe, les animaux importent, et le fait de s’en nourrir importe plus encore. La question de manger des animaux dépend, au bout du compte, de la perception que nous avons de cet idéal que nous appelons, peut-être imparfaitement, ‘le fait d’être humain’.
Je m’aperçois que je suis tout près de suggérer, idée saugrenue, que chacun d’entre nous peut faire la différence. La réalité est évidemment plus compliquée. En tant que ‘mangeur solitaire’, vos décisions, en elles-mêmes, ne changeront rien à l’industrie agroalimentaire. Cela dit, à moins d’acheter votre nourriture en secret et de prendre vos repas enfermé, vous ne mangez pas seul. Même si nous le voulions, nous ne pourrions pas empêcher notre activité de mangeurs d’avoir une influence.»

 

#VendrediLecture: Découvrir Nick Tosches

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Moi et le diable, Nick Tosches
Éditions Albin Michel – 418 pages
Prix non membre: 36.95$ – Prix membre: 32.50$

Nick Tosches oscille entre l’étiquette d’«auteur culte» et d’«enfant terrible» de la littérature américaine contemporaine. Son auto-fiction le confirme. D’abord prétentieux et hautain, Tosches se révèle dans tous ses défauts et faiblesses.

La première chose qui surprend à la lecture de la 4e de couverture de l’édition française de Moi et le diable (dans l’édition originale anglaise, la phrase est écrite à même la couverture) c’est la citation de Keith Richards: «Un sommet, par l’un des plus grands écrivains actuels. Tosches connaît le diable comme personne…». Tout d’abord on se méfie: quand une rock star est utilisée pour parler d’un livre, on soupçonne une stratégie commerciale de la maison d’édition. Ce n’est pas le cas ici. Du tout. Comme dans la vraie vie, Tosches rencontre plusieurs fois dans le livre son ami Richards, qui d’ailleurs n’a pas tort avec son affirmation.

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Avec son style prosaïque puissant et beau, digne des grands maîtres littéraires, la subtilité et le lyrisme de sa plume ainsi qu’une attitude proche de Henry Miller ou de Bukowski, Tosches réussit à créer une formule que fonctionne très bien. Entraîné par les titres d’Arvo Pärt et l’Île des morts de Rachmaninov, le lecteur se prend à dévorer le livre à toute vitesse. Un livre qui nous étonne par moments, nous fait rire, nous excite mais aussi nous dégoûte. Bref, il nous fait sortir toutes les émotions que les bons livres doivent faire sortir.
Une auto-biographie où la fiction se mêle avec la réalité de la façon la plus paradoxale possible, incarnant ainsi parfaitement la figure de l’auteur: quelqu’un qui, en sortant d’un meeting des AA dans le sous-sol minable d’une église new-yorkaise, est capable de s’arrêter dans un magasin de couteaux japonais pour y dépenser des dizaines de milliers de dollars; quand ce n’est pas pour en commander un fabriqué avec un os de léopard.

Moi et le diable représente, pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, une opportunité fascinante de plonger dans le monde littéraire de Tosches.

«J’ai décidé d’aller à une autre réunion, dans une autre salle, où je ne risquais guère de rencontrer ce fléau de sex-addict en adoration devant lui-même.
Ce que j’ai rencontré, par contre, ç’a été une jeune femme grande et fine, sexy, cheveux longs, poitrine plate, en jean moulant. Il fut un temps où je ne les aimais pas fines et plates. Mais tout change, avec le temps.
« Tu fais ce que j’aurais dû faire », lui ai-je dit après la réunion. Elle m’a regardé droit dans les yeux. La lumière du soleil froid s’est posée sur ses longs cheveux noisette.
« À savoir ?
– Venir ici à temps. Arrêter à temps.
– Fais ce que je dis, pas ce que je fais, c’est ça ? »
Je n’aurais su dire si son regard était antagoniste, supçoneux ou bienveillant. Sans doute parce qu’il était tout cela à la fois, ou plutôt tour à tour.
« Non. Je veux dire que j’ai gâché ma vie. »
J’ai eu le sentiment que ces mots sortaient de ma bouche avec franchise, et qu’ils contenaient une grande part de vérité. Puis j’ai pensé aux livres sur l’étagère, ceux que j’avais écrits, les «cartes postales» de ma vie prouvant que j’avais été plus qu’un simple ivrogne qui se détruit d’un bar à l’autre, bouteille après bouteille, les cartes postales prouvant que j’avais accompli des choses, davantage que la plupart des gens, et que ce que je considérais, plein de regrets, comme une vie d’années fichues en l’air, une vie d’apathie et d’ivresse, était en vérité bien plus que ça. Peut-être était-ce pour cette raison que je gardais ces bouquins. Peut-être que j’en avais besoin, de ces cartes postales.
Ces pensées m’ont traversé à toute vitesse. Il n’y a pas eu de pause marquée entre ce que j’avais commencé à dire et les mots qui ont suivi. « Tu as encore la tienne devant toi. Tous ces années à vivre.
– Ton visage ressemble à une carte. »
Encore une fois, antagoniste, soupçonneuse ou bienveillante. Encore une fois, sans doute tout cela à la fois.
D’un coup de langue et d’une succion, j’ai remis mes fausses dents en place pour les mots que je m’apprêtais à dire, et les ai prononcées: « Terrestre ou céleste ?
– Les deux. »
Bienveillante. Pas d’ambiguïté, pas d’hésitation. Un regard bienveillant.
« Merci. »
J’ai souri, et elle m’a imité. Elle avait des dents d’ivoire, parfaites. Je l’ai détestée pour ça. Je l’ai désirée pour ça.»

#VendrediLecture: Madame Victoria et 10 ans d’Éditions Alto!

Après La marche en forêt  (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2012) et Le mur mitoyen (Prix France – Québec 2013), Catherine Leroux continue à nous surprendre avec son dernier roman Madame Victoria (dans la liste préliminaire dévoilée mercredi des Prix des libraires du Québec 2016).

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Avec son style unique, mélange d’originalité et poésie, Catherine Leroux s’inspire d’un fait divers réel (l’apparition d’un squelette à l’été 2001) et trace le portrait de dix femmes, de dix Mesdames Victoria qui auraient pu être la dépouille.

Dix histoires qui nous emmènent à différentes époques à travers le Québec. Dix histoires émotives, troublantes, lyriques, qui pointent le nord.

« Pour gagner sa vie, elle réalisait des travaux de comptabilité qu’on lui livrait par la poste. De temps en temps, en s’emparant des feuilles couvertes de chiffres, elle sentait ses doigts picoter, troublés par toute l’agitation, les ambitions et les inquiétudes qui grouillaient derrière les nombres qu’on lui demandait de compiler. Elle laissait alors les liasses de documents reposer quelques heures dans le halo du poêle à la bois avant de les reprendre. Elle terminait son travail percluse d’une fatigue distante, délicieusement différente l’épuisement suscité par ses maux d’autrefois. Elle attendait le milieu de la nuit pour aller glisser ses enveloppes dans la boîte aux lettres, certaine à cette heure de ne croiser rien d’autre que des vents immenses. »

Madame Victoria, Catherine Leroux
Éditions Alto – 196 pages
Prix non membre: 22,95$ – Prix membre: 19,95$


De plus, pour souligner et célébrer son dixième anniversaire, les Éditions Alto ont décidé de vous offrir une sélection de dix livres à 10$*!

«Vous pourrez rencontrer Aristote, recenser le peuple chinois, vous enivrer des parfums étranges de Maleficium, imaginer un livre infini, ouvrir la porte du ciel ou encore prendre une marche inoubliable en forêt… Ces titres sont des pierres angulaires de notre maison et nous ne pourrions en enlever aucune, c’est pour cela que nous vous proposons de les (re)découvrir.»

Parapluies – Christine Eddie (Finaliste – Prix littéraire de la Ville de Québec)
Maleficium – Martine Desjardins (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2010)
Monsieur Ho – Max Férandon
La porte du ciel – Dominique Fortier
Parfum de poussière – Rawi Hage (Prix des libraires du Québec 2008)
La ballade des adieux – Lori Lansens
La marche en forêt – Catherine Leroux (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2012)
Le juste milieu – Annabel Lyon
Le Christ obèse – Larry Tremblay (Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay)
Un jardin de papier – Thomas Wharton (Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie traduction)

De notre côté, nous voulons aussi nous joindre à la fête d’Alto: elle sera notre maison d’édition du mois! Pour leur souhaiter un très bon anniversaire, tous les titres Alto auront un rabais de 10% sur le prix membre.**

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*Promotion valide jusqu’au 31 janvier et dans la limite des stocks disponibles.
** Promotion valide seulement en magasin, du 23 novembre au 23 décembre 2015.

 

#VendrediLecture: Les enfants de Liverpool

9782897112295Les enfants de Liverpool, Hugues Corriveau
Éditions Druide – 263 pages
Prix non membre: 22,95$ – Prix membre: 20,20$

Liverpool. Février 1993. Robert Thompson et Jon Venables, âgés de dix ans, kidnappent et tuent horriblement un bébé de deux ans, James Bulger. Un fait divers qui consterna la planète entière. Comment deux enfants nés au sein du monde occidental en sont venus à commettre une telle atrocité? Qu’est-ce qui les a poussés à un tel acte; quelles étaient leurs motivations?

Hugues Corriveau, 22 ans plus tard, reprend cette histoire perdue dans l’oubli pour en écrire une chronique. Bien que le récit se lise comme un roman, il est écrit comme une chronique que tout journaliste voudrait écrire: précise; en ayant accès à tous les documents, tous les dossiers. Corriveau essaie de comprendre le mal installé chez Thompson et Venables, essaie de savoir comment et surtout pourquoi on peut en arriver à commettre un tel crime.

Une lecture incontournable pour celles et ceux qui essaient de comprendre, d’approfondir leur connaissance de la nature humaine.

« Voilà, cette histoire vous cerne. Vous n’êtes pas fous, vous n’êtes pas des pervers asociaux. Vous êtes des enfants du pays, pauvres et démunis, vivant dans un quartier défavorisé, comme des milliers d’autres. Et vous êtes des enfants normaux, vous qui vous levez un matin, qui décidez de ne pas aller à l’école, qui êtes déterminés à faire la peau à quelqu’un. Personne, ni pendant les interrogatoires ni pendant le procès, ne cherchera à savoir pourquoi des enfants normaux agissent ainsi, un matin normal d’une normale semaine sans histoire. Dans cette société, justement, qui vous a vus naître, et grandir, et commettre l’impardonnable. »

Écoutez ici l’entrevue de Hugues Corriveau, tirée de l’émission « Plus on est de fous, plus on lit! », du 9 novembre dernier.