« Mr. Hockey ». Gordie Howe. #VendrediLecture

On m’appelle Monsieur Hockey, Gordie Howe, Éditions Hurtubise, 320 p.
26.95$ prix régulier; 23.75$ prix membre
Mr. Hockey, Gordie Howe, Penguin Canada, 242p.
22.00$ prix régulier; 19.75$ prix membre

Gordie Howe (1928) est décédé le 10 juin dernier,  à l’âge de 88 ans. Son nom, avec ceux de Bobby Orr et de Wayne Gretzky, est souvent avancé pour désigner le meilleur joueur de l’histoire du hockey.
Ses statistiques le montrent: il a joué pendant 34 années comme professionnel (du 1946 au 1980, où il a pris sa retraite à l’âge de 52 ans); il détient le record du plus grand nombre de parties en saison régulière (1767); il a joué 23 fois le Match des Étoiles; il a été élu MVP 6 fois; il a gagné 4 coupes Stanley; il a le record du plus grand nombre de buts en saison régulière par un ailier droit avec 801 buts (il a été aussi 6 fois maxim buteur de la NHL). Finalement, il demeure à ce jour le seul athlète de la LNH à avoir joué dans cinq décennies différentes, des années 1940 à 1980, lui permettant aussi d’évoluer avec deux de ses fils, un fait unique à l’histoire du hockey professionnel.
En fait, le seul jouer qui a été capable de dépasser d’autres records établis par Howe (meilleur buteur, passeur et pointeur de la ligue, entre autres) a été Wayne Gretzky.  
Howe a si bien et si durablement marqué son sport qu’on l’a surnommé, en toute simplicité, « Mr. Hockey » (une marque enregistrée par lui-même, d’ailleurs). Lire la suite

#VendrediLecture: Découvrir Nick Tosches

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Moi et le diable, Nick Tosches
Éditions Albin Michel – 418 pages
Prix non membre: 36.95$ – Prix membre: 32.50$

Nick Tosches oscille entre l’étiquette d’«auteur culte» et d’«enfant terrible» de la littérature américaine contemporaine. Son auto-fiction le confirme. D’abord prétentieux et hautain, Tosches se révèle dans tous ses défauts et faiblesses.

La première chose qui surprend à la lecture de la 4e de couverture de l’édition française de Moi et le diable (dans l’édition originale anglaise, la phrase est écrite à même la couverture) c’est la citation de Keith Richards: «Un sommet, par l’un des plus grands écrivains actuels. Tosches connaît le diable comme personne…». Tout d’abord on se méfie: quand une rock star est utilisée pour parler d’un livre, on soupçonne une stratégie commerciale de la maison d’édition. Ce n’est pas le cas ici. Du tout. Comme dans la vraie vie, Tosches rencontre plusieurs fois dans le livre son ami Richards, qui d’ailleurs n’a pas tort avec son affirmation.

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Avec son style prosaïque puissant et beau, digne des grands maîtres littéraires, la subtilité et le lyrisme de sa plume ainsi qu’une attitude proche de Henry Miller ou de Bukowski, Tosches réussit à créer une formule que fonctionne très bien. Entraîné par les titres d’Arvo Pärt et l’Île des morts de Rachmaninov, le lecteur se prend à dévorer le livre à toute vitesse. Un livre qui nous étonne par moments, nous fait rire, nous excite mais aussi nous dégoûte. Bref, il nous fait sortir toutes les émotions que les bons livres doivent faire sortir.
Une auto-biographie où la fiction se mêle avec la réalité de la façon la plus paradoxale possible, incarnant ainsi parfaitement la figure de l’auteur: quelqu’un qui, en sortant d’un meeting des AA dans le sous-sol minable d’une église new-yorkaise, est capable de s’arrêter dans un magasin de couteaux japonais pour y dépenser des dizaines de milliers de dollars; quand ce n’est pas pour en commander un fabriqué avec un os de léopard.

Moi et le diable représente, pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, une opportunité fascinante de plonger dans le monde littéraire de Tosches.

«J’ai décidé d’aller à une autre réunion, dans une autre salle, où je ne risquais guère de rencontrer ce fléau de sex-addict en adoration devant lui-même.
Ce que j’ai rencontré, par contre, ç’a été une jeune femme grande et fine, sexy, cheveux longs, poitrine plate, en jean moulant. Il fut un temps où je ne les aimais pas fines et plates. Mais tout change, avec le temps.
« Tu fais ce que j’aurais dû faire », lui ai-je dit après la réunion. Elle m’a regardé droit dans les yeux. La lumière du soleil froid s’est posée sur ses longs cheveux noisette.
« À savoir ?
– Venir ici à temps. Arrêter à temps.
– Fais ce que je dis, pas ce que je fais, c’est ça ? »
Je n’aurais su dire si son regard était antagoniste, supçoneux ou bienveillant. Sans doute parce qu’il était tout cela à la fois, ou plutôt tour à tour.
« Non. Je veux dire que j’ai gâché ma vie. »
J’ai eu le sentiment que ces mots sortaient de ma bouche avec franchise, et qu’ils contenaient une grande part de vérité. Puis j’ai pensé aux livres sur l’étagère, ceux que j’avais écrits, les «cartes postales» de ma vie prouvant que j’avais été plus qu’un simple ivrogne qui se détruit d’un bar à l’autre, bouteille après bouteille, les cartes postales prouvant que j’avais accompli des choses, davantage que la plupart des gens, et que ce que je considérais, plein de regrets, comme une vie d’années fichues en l’air, une vie d’apathie et d’ivresse, était en vérité bien plus que ça. Peut-être était-ce pour cette raison que je gardais ces bouquins. Peut-être que j’en avais besoin, de ces cartes postales.
Ces pensées m’ont traversé à toute vitesse. Il n’y a pas eu de pause marquée entre ce que j’avais commencé à dire et les mots qui ont suivi. « Tu as encore la tienne devant toi. Tous ces années à vivre.
– Ton visage ressemble à une carte. »
Encore une fois, antagoniste, soupçonneuse ou bienveillante. Encore une fois, sans doute tout cela à la fois.
D’un coup de langue et d’une succion, j’ai remis mes fausses dents en place pour les mots que je m’apprêtais à dire, et les ai prononcées: « Terrestre ou céleste ?
– Les deux. »
Bienveillante. Pas d’ambiguïté, pas d’hésitation. Un regard bienveillant.
« Merci. »
J’ai souri, et elle m’a imité. Elle avait des dents d’ivoire, parfaites. Je l’ai détestée pour ça. Je l’ai désirée pour ça.»

#VendrediLecture: le nouveau roman de Dany Laferrière !

9782897123543_1_c_125Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, Dany Laferrière
Éd. Mémoire d’encrier – 296 pages
Prix non membre: 29,95$ – Prix membre: 26,35$

Deux ans après de Journal d’un écrivain en pyjama, Dany Laferrière publie son dernier roman: Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, le premier roman paru après son élection à l’Académie française.

L’écrivain d’origine haïtienne, avec son style toujours décontracté et serein en même temps, présente dans ce nouveau roman une rencontre avec Mongo, un jeune Camerounais qui vient d’arriver à Montréal.
Une rencontre qui arrive, comme la plupart des choses chez Laferrière, de la façon la plus banale, la plus légère: « Je descends la rue Saint-Denis vers le fleuve. On m’arrête au coin de la rue Cherrier. C’est un jeune homme au début de la vingtaine. »

Au jeune Mongo, Laferrière expliquera quarante années de sa vie. Quarante années depuis que le jeune Laferrière est débarqué au Québec pour la première fois. Quarante années de souvenirs, d’expériences, d’images délirantes et de réflexions autant émouvantes que surprenantes. Quarante années traduites ici en une magnifique carte d’amour au Québec racontée au jeune Mongo, aussi le jeune Laferrière.

« L’ARRIVÉE
C’est un moment intime, qui rappelle les débuts d’une relation amoureuse. On aime à revoir chaque détail. Mythologie intime. On est si affamé d’images fondatrices qu’on tente de tout décoder dès le premier instant. Je suis arrivé à Montréal au moment des Jeux olympiques de 1976 – combien de fois ce moment continuera-t-il à remonter à la surface de ma mémoire? Je me souviens que déjà dans l’avion on discutait ferme à propos de ces pays africains que s’étaient retirés des Jeux afin de protester contre la présence dans les stades des athlètes sud-africains. Comme on venait d’Haïti, on pensait que l’agent d’immigration allait nous interroger au sujet du boycott africain. Quelle position devrait-on adopter alors? C’est assez délicat pour des gens qui, comme nous, fuyaient pour la plupart la dictature. »

Écoutez ici l’entrevue de Dany Laferrière à propos de Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, tirée de l’émission « Plus on est des fous, plus on lit ».

La Lecture en Cadeau

Donner un livre, c’est partager le goût de lire, c’est ouvrir un monde de possibilités.

Le programme La lecture en cadeau vise à prévenir le décrochage scolaire pouvant mener à l’analphabétisme. En offrant un livre neuf à un enfant défavorisé, nous espérons contribuer à faire apprécier la lecture aux plus jeunes. Lorsque la lecture devient facile pour les enfants, les mathématiques et les sciences aussi deviennent plus faciles. Ainsi l’apprentissage se poursuit plus aisément. (Extrait tiré du site web de la Fondation pour l’Alphabétisation)

La Lecture en Cadeau c’est, depuis 1999, 400 000 livres neufs donnés à des enfants défavorisés.

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#VendrediLecture: Madame Victoria et 10 ans d’Éditions Alto!

Après La marche en forêt  (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2012) et Le mur mitoyen (Prix France – Québec 2013), Catherine Leroux continue à nous surprendre avec son dernier roman Madame Victoria (dans la liste préliminaire dévoilée mercredi des Prix des libraires du Québec 2016).

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Avec son style unique, mélange d’originalité et poésie, Catherine Leroux s’inspire d’un fait divers réel (l’apparition d’un squelette à l’été 2001) et trace le portrait de dix femmes, de dix Mesdames Victoria qui auraient pu être la dépouille.

Dix histoires qui nous emmènent à différentes époques à travers le Québec. Dix histoires émotives, troublantes, lyriques, qui pointent le nord.

« Pour gagner sa vie, elle réalisait des travaux de comptabilité qu’on lui livrait par la poste. De temps en temps, en s’emparant des feuilles couvertes de chiffres, elle sentait ses doigts picoter, troublés par toute l’agitation, les ambitions et les inquiétudes qui grouillaient derrière les nombres qu’on lui demandait de compiler. Elle laissait alors les liasses de documents reposer quelques heures dans le halo du poêle à la bois avant de les reprendre. Elle terminait son travail percluse d’une fatigue distante, délicieusement différente l’épuisement suscité par ses maux d’autrefois. Elle attendait le milieu de la nuit pour aller glisser ses enveloppes dans la boîte aux lettres, certaine à cette heure de ne croiser rien d’autre que des vents immenses. »

Madame Victoria, Catherine Leroux
Éditions Alto – 196 pages
Prix non membre: 22,95$ – Prix membre: 19,95$


De plus, pour souligner et célébrer son dixième anniversaire, les Éditions Alto ont décidé de vous offrir une sélection de dix livres à 10$*!

«Vous pourrez rencontrer Aristote, recenser le peuple chinois, vous enivrer des parfums étranges de Maleficium, imaginer un livre infini, ouvrir la porte du ciel ou encore prendre une marche inoubliable en forêt… Ces titres sont des pierres angulaires de notre maison et nous ne pourrions en enlever aucune, c’est pour cela que nous vous proposons de les (re)découvrir.»

Parapluies – Christine Eddie (Finaliste – Prix littéraire de la Ville de Québec)
Maleficium – Martine Desjardins (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2010)
Monsieur Ho – Max Férandon
La porte du ciel – Dominique Fortier
Parfum de poussière – Rawi Hage (Prix des libraires du Québec 2008)
La ballade des adieux – Lori Lansens
La marche en forêt – Catherine Leroux (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2012)
Le juste milieu – Annabel Lyon
Le Christ obèse – Larry Tremblay (Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay)
Un jardin de papier – Thomas Wharton (Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie traduction)

De notre côté, nous voulons aussi nous joindre à la fête d’Alto: elle sera notre maison d’édition du mois! Pour leur souhaiter un très bon anniversaire, tous les titres Alto auront un rabais de 10% sur le prix membre.**

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*Promotion valide jusqu’au 31 janvier et dans la limite des stocks disponibles.
** Promotion valide seulement en magasin, du 23 novembre au 23 décembre 2015.

 

Des guides drôles et sympathiques sur l’art de vivre au chalet

Qui pourrait vous blâmer de vouloir renouer avec les plaisirs simples de la vie à la campagne. Respirer l’air pur, vivre au rythme des saisons… Le chalet avec ses mille et un visages, de la luxueuse résidence secondaire au petit camp de pêche sans électricité, se veut un refuge de paix synonyme de vacances, de découvertes, de jeux et de rencontres agréables.

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