Cinq premières suggestions de la promotion du mois d’avril: littérature étrangère!

Pour commencer en force ce mois de suggestions en littérature étrangère, voici les 5 finalistes du Prix des libraires du Québec, catégorie « Roman hors Québec »:

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Le Séducteur, Jan Kjaerstad, Monsieur Toussaint Louverture (2017) 598 pages / Traduit du norvegien

Prix régulier: 42.95$
Prix promotionnel: 32.21$

Qui est Jonas Wergeland? Une star du petit écran à la destinée sans pareille? Un prodige à la sensibilité à fleur de peau? Un aventurier au charisme fascinant? Un athlète, un conquérant, un nomade du Zambèze et des pôles qui flirte sans cesse avec le danger et les femmes? Seulement un homme dévasté par le meurtre de son épouse? Ou tout à la fois? Et si, en fin de compte, nous n’étions pas définis par notre ADN, mais par les histoires qu’on nous raconte et que nous racontons, peut-être suffirait-il de les agencer différemment pour être quelqu’un d’autre…
Roman éclairé et captivant aux personnages plus grands que nature, Le Séducteur est une oeuvre puissante et pleine de panache, une comédie dramatique, une existence de cartes postales constellée de surprises. Et si le rire affleure, éclate parfois, il se volatilise et la lecture tournoie, sans cesse happée par de nouvelles aventures, comme autant de contes d’un Mille et Une Nuits au temps de la télé couleur. C’est le film d’une vie improbable où tout est possible, entre Wes Anderson, Salman Rushdie et L’Histoire de Tom Jones.

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N’essuie jamais de larmes sans gants, Jonas Gardell, Gaïa (2016) 589 pages / Traduit du suédois

Prix régulier: 44.95$
Prix promotionnel: 33.71$

1982. Rasmus vient d’avoir son bac et quitte la Suède profonde pour la capitale. À Stockholm, il va pouvoir être enfin lui-même. Loin de ceux qui le traitent de sale pédé.
Benjamin est Témoin de Jéhovah et vit dans le prosélytisme et les préceptes religieux inculqués par ses parents. Sa conviction vacille le jour où il frappe à la porte d’un homme qui l’accueille chaleureusement et lui lance: « Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel? »
Rasmus et Benjamin vont s’aimer. Autour d’eux, une bande de jeunes gens, pleins de vie, qui se sont choisis comme vraie famille. Ils sont libres, insouciants. Quand arrive le sida. Certains n’ont plus que quelques mois, d’autres quelques années à vivre.
Face à une épidémie mortelle inconnue, toutes les politiques sociales ou sanitaires du « modèle suédois » échouent. Les malades séropositifs sont condamnées à l’isolement et à l’exclusion.
Un témoignage unique sur les années sida, un roman bouleversant.

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Dans l’épaisseur de la chair, Jean-Marie Blas de Roblès, Zulma (2017) 375 pages

Prix régulier: 34.95$
Prix promotionnel: 26.21$

C’est l’histoire de ce qui se passe dans l’esprit d’un homme. Ou le roman vrai de Manuel Cortès, rêvé par son fils — avec le perroquet Heidegger en trublion narquois de sa conscience agitée. Manuel Cortès dont la vie pourrait se résumer ainsi: fils d’immigrés espagnols tenant bistrot dans la ville de garnison de Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, devenu chirurgien, engagé volontaire aux côtés des Alliés en 1942, accessoirement sosie de l’acteur Tyrone Power — détail qui peut avoir son importance auprès des dames…
Et puis il  a tous ces petits faits vrais de la mythologie familiale, les rituels du pêcheur solitaire, les heures terribles du départ dans l’urgence, et celles, non moins douloureuses, de l’arrivée sur l’autre rive de la Méditerranée.
Dans l’épaisseur de la chair est un roman ambitieux, émouvant, admirable — et qui nous dévoile tout un pan de l’histoire de l’Algérie. Une histoire vue par le prisme de l’amour d’un fils pour son père.

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Nos richesses, Kaouther Adimi, Éditions du Seuil (2017) 216 pages

Prix régulier: 27.95$
Prix promotionnel: 20.96$

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu: Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.
En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

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Les fantômes du vieux pays, Nathan Hill, Gallimard (2017) 707 pages / Traduit de l’anglais (États-Unis)

Prix régulier: 39.95$
Prix promotionnel: 29.96$

Scandale aux États-Unis: le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr: Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Saul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonnée à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet: un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes.
Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

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