Théorie de l’architecture. De la Renaissance à nos jours. #VendrediLecture

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Théorie de l’architecture. De la Renaissance à nos jours, Taschen, 845 p.
24.95$ prix non membre; 21.95$ prix membre

Le débat sur la théorie architecturale trouve son origine dans l’ouvrage de Vitruve, De architectura libri decem (Dix livres sur l’architecture). Il s’agit du plus ancien traité d’architecture rédigé avant notre ère et le seul qui nous soit parvenu dans son intégralité. Il ne divulgue pas seulement des connaissances sur l’architecture antique et ses principes, mais est le fondement et le modèle de tous les débats sur la théorie architecturale depuis la Renaissance. Lire la suite

La 88e cérémonie des Oscars à la COOP!

Oscars

9782234071285 Room, Emma Donoghue, Le livre de poche
13.95$ prix non membre; 12.25$ prix membre

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.

imagesRoom interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant le pouvoir du récit et du langage. Le principal objet de réflexion est, selon l’auteur, « le drame essentiel de la parentalité: comment l’on passe d’un instant à l’autre du rôle de celui qui console à celui qui persécute, tout comme les enfants passent leur temps à illuminer notre vie et à nous rendre fous. Devenir parent suscite les émotions les plus folles qu’on puisse ressentir. »

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Carol, Patricia Highsmith, Le livre de poche
11.95$ prix non membre; 10.50 prix membre

Inspiré d’une histoire vraie, Carol est le récit d’une obsession. Dès le premier regard, Therese est subjuguée par Carol, une blonde fascinante en manteau de fourrure qui vient d’entrer telle une apparition dans le grand magasin où elle travaille. Débute alors une relation particulière entre ces deux femmes qu’en apparence tout oppose. Therese fréquente un garçon sans ambition ; Carol traverse un divorce difficile.
Si le sujet ne fait aujourd’hui plus scandale, Carol conserve son odeur sulfureuse et figure parmi les ouvres cultes de la littérature lesbienne. Patricia Highsmith y dévoile avec force et sensibilité un amour qui revendique sa liberté dans l’Amérique des années 50. Lire la suite

Les finalistes du Prix des Libraires du Québec 2016

Les finalistes du Prix des Libraires du Québec 2016 ont été dévoilés!

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Catégorie Roman Québécois

La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette, Éditions Marchand de Feuilles
23.95$ prix non-membre; 21.10$ prix membre
Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours. Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l’auteur a engagé une détective privée. Les petites et grandes découvertes n’allaient pas tarder.

Blanc dehors, Martine Delvaux, Éditions Héliotrope
21.95$ prix non-membre; 19.25$ prix membre
Une jeune femme tombe enceinte. Un homme s’enfuit. Et une petite fille reste aux prises avec une énigme. À la manière du dessin caché qui apparaît dans les cahiers de jeux des enfants quand on relie entre eux les points numérotés, Martine Delvaux s’applique à réunir dans Blanc dehors le peu qu’elle sait de l’inconnu qui a refusé de devenir son père. Un roman aussi résolu qu’apaisé, où la romancière parvient à rendre lisible à nouveau une histoire pourtant criblée de blancs.

L’année la plus longue, Daniel Grenier, Éditions Le Quartanier
27.95$ prix non-membre; 24.60$ prix membre
Roman des territoires éternels et des destinées fragiles, des tribus déportées et des guerres civiles; légende d’une autre époque qui cherche à conquérir la nôtre et à la transcender, L’année la plus longue se nourrit autant de la magie duBenjamin Button de Fitzgerald que des fabulations historiques de Ferron. Daniel Grenier signe avec ce premier roman une grande épopée américaine traversant trois siècles, une histoire inoubliable de vies trop courtes et de vies sans fin.

À la recherche de New Babylon, Dominique Scali, Éditions La Peuplade
27.95 prix non-membre; 24.60$ prix membre
New Babylon n’existe pas. Mais s’il fallait créer cette ville, les duels y seraient permis et il n’y aurait pas d’autre loi que celle interdisant les hommes de loi. On y aurait constamment le souffle coupé, à cause des paysages, et ultimement parce qu’on y finirait la gorge tranchée. Ce serait un endroit dangereux où, enfin, chacun connaîtrait sa vraie valeur. Dans un monde où rien ne dure, « il n’est pas question de fuir la mort, mais de choisir son arène ». À la recherche de New Babylon révèle qu’il faut bâtir soi-même la vi(ll)e rêvée.

Nord Alice, Marc Séguin, Éditions Leméac
26.95$ prix non-membre; 23.75$ prix membre
Le narrateur de Nord Alice est un chirurgien trop qualifié pour être exilé dans le Nunavik contemporain. À moins qu’il n’ait choisi ce lieu pour fuir une histoire d’amour. Ou peut-être une histoire de meurtre ? Entre ses patients et ses expéditions de pêche, il dévoile par bribes le récit de son existence et raconte aussi la destinée des hommes de sa famille, depuis l’arrière-grand-père Roméo, qui quittait Montréal en 1898 pour aller rejoindre ses frères à Dawson City et tenter sa chance comme tant d’autres au bord du Klondike.

Tous ces titres vous attendent à votre COOP ÉTS!

#VendrediLecture: Le nouveau livre de Javier Cercas et Faut-il manger les animaux?

9782330059057L’imposteur, Javier Cercas
Actes Sud – 404 pages
Prix non membre: 36.95$ – Prix membre: 32.50$

Javier Cercas représente l’un des écrivains espagnols contemporains les plus importants, avec Javier Marías et Pérez Reverte. Après Les soldats de Salamine (Actes Sud, 2002) et Anatomie d’un instant (Actes Sud, 2010), ses deux romans qui ont eu le plus de succès, Cercas revient avec une fiction inspirée d’un fait divers. Si dans Les soldats de Salamine il s’intéressait à la Guerre Civile Espagnole et dans Anatomie d’un instant à la tentative de coup d’État manquée, en 1981, qui a chamboulé la transition Espagnole; dans L’imposteur,  Cercas met en scène le personnage d’Enric Marco.
Mais, c’est qui, Enric Marco? 

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Enric Marco (Barcelone, 1921)

Cercas écrit: «J’ai fait la connaissance d’Enric Marco en juin 2009, quatre ans après qu’il est devenu le grand imposteur et le grand maudit. Marco était un octogénaire de Barcelone qui s’était, pendant presque trois décennies, fait passer pour un ancien déporté dans l’Allemagne d’Hitler et un survivant des camps nazis, qui avait pendant trois ans présidé la grande association espagnole des anciens déportés, l’Amicale de Mauthausen, qui avait tenu des centaines de conférences et accordé des dizaines d’entretiens, qui avait reçu d’importantes distinctions officielles et avait parlé au Parlement espagnol au nom de tous ses prétendus compagnons de malheur, jusqu’à ce que, début mai 2005, on découvre qu’il n’était pas un ancien déporté et qu’il n’avait jamais été prisonnier dans un camp nazi.» 

Cette imposture, qui a stupéfié le pays, a éclaté au grand jour à la veille du 60e anniversaire de la libération du camp de Mauthausen, le 8 mai, auquel, fait sans précédent, s’est rendu le Premier ministre espagnol ­à l’époque, le socialiste José Luis Zapatero.

L’Imposteur est, en effet, une remarquable réflexion sur le héros, sur l’histoire récente de l’Espagne et son amnésie collective, sur le business de la « mémoire historique », sur le mensonge, sur la fonction de la littérature et son inhérent narcissisme, sur la fiction qui sauve et la réalité qui tue.
Le tour de force de ce roman sans fiction saturé de fiction est de confondre un lecteur enferré dans ses propres paradoxes. Le narrateur du roman craint d’être trop proche de son personnage. La répétition, amplification ou réfutation d’arguments et citations, ou encore son certain désordre, sont délibérés. Ou plutôt, pas évités.

Cercas présente des réflexions morales et méta-littéraires sur l’écriture, mêlées à des importantes données sur la vie d’Enric Marco. Un homme qui, finalement, s’est inventée une vie pour être aimé.

 


 

img1c1000-9782879297095Faut-il manger les animaux? Jonathan Safran Foer
Éditions de l’Olivier – 363 pages
Prix non membre: 32.95$ – Prix membre: 28.95$

Jonathan Safran Foer publie son premier essai après Tout est illuminé, devenu un événement littéraire international, et Extrêmement fort et incroyablement près (Prix des libraires du Québec) paru en 2005.

Couvert d’éloges, best-seller aux États-Unis, en Italie et en Allemagne, ce premier essai de Jonathan Safran Foer est un coup de maître. Les questions qu’il pose sont universelles: pourquoi l’homme est-il carnivore? Cet usage est-il moralement légitime? Et surtout, comment traitons-nous les animaux que nous mangeons?

Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, il interroge les croyances, les mythes et les traditions familiales et nationales existant à ce sujet. Entre une expédition clandestine dans une usine d’abattage industriel et un reportage sur un ranch où l’on pratique l’élevage traditionnel, une recherche sur les dangers du lisier et la visite d’une ferme où les dindes sont élevées en pleine nature, il explore tous les degrés de l’abomination et les derniers vestiges d’une civilisation où l’animal était encore respecté.

Choquant, drôle, inattendu, ce livre devrait susciter passions et polémiques.

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«La prochaine fois que vous vous assiérez à table, imaginez que vous êtes avec neuf autres personnes, et qu’ensemble, vous représentiez tous les habitants de la planète. Organisés en nations, deux de vos commensaux seront chinois, deux indiens, un cinquième représentera tous les autres pays de l’Asie centrale, du Nord-est et du Sud. Un sixième représentera les nations de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie, un septième l’Afrique subsaharienne, un huitième le reste de l’Afrique et le Moyent-Orient. Un neuvième représentera l’Europe. Et la dernière place, celle des pays d’Amérique centrale, du Sud et du Nord, sera la vôtre.
Dispatchées en fonction du type de nutrition, une personne sur les dix présentes mourrait de faim, et deux seraient obèses. Plus de la moitié suivraient un régime essentiellement végétarien, mais cette proportion diminue. Les végétariens stricts et les végétaliens occuperaient tout juste une place. Et plus de la moitié des fois où l’un d’entre vous se servirait d’œufs, de poulet ou de porc, il s’agirait de produits de l’élevage industriel. Si la tendance se maintenait pendant encore vingt ans, ce serait également le cas pour le bœuf et le mouton.
La nourriture importe, les animaux importent, et le fait de s’en nourrir importe plus encore. La question de manger des animaux dépend, au bout du compte, de la perception que nous avons de cet idéal que nous appelons, peut-être imparfaitement, ‘le fait d’être humain’.
Je m’aperçois que je suis tout près de suggérer, idée saugrenue, que chacun d’entre nous peut faire la différence. La réalité est évidemment plus compliquée. En tant que ‘mangeur solitaire’, vos décisions, en elles-mêmes, ne changeront rien à l’industrie agroalimentaire. Cela dit, à moins d’acheter votre nourriture en secret et de prendre vos repas enfermé, vous ne mangez pas seul. Même si nous le voulions, nous ne pourrions pas empêcher notre activité de mangeurs d’avoir une influence.»

 

#VendrediLecture: Découvrir Nick Tosches

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Moi et le diable, Nick Tosches
Éditions Albin Michel – 418 pages
Prix non membre: 36.95$ – Prix membre: 32.50$

Nick Tosches oscille entre l’étiquette d’«auteur culte» et d’«enfant terrible» de la littérature américaine contemporaine. Son auto-fiction le confirme. D’abord prétentieux et hautain, Tosches se révèle dans tous ses défauts et faiblesses.

La première chose qui surprend à la lecture de la 4e de couverture de l’édition française de Moi et le diable (dans l’édition originale anglaise, la phrase est écrite à même la couverture) c’est la citation de Keith Richards: «Un sommet, par l’un des plus grands écrivains actuels. Tosches connaît le diable comme personne…». Tout d’abord on se méfie: quand une rock star est utilisée pour parler d’un livre, on soupçonne une stratégie commerciale de la maison d’édition. Ce n’est pas le cas ici. Du tout. Comme dans la vraie vie, Tosches rencontre plusieurs fois dans le livre son ami Richards, qui d’ailleurs n’a pas tort avec son affirmation.

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Avec son style prosaïque puissant et beau, digne des grands maîtres littéraires, la subtilité et le lyrisme de sa plume ainsi qu’une attitude proche de Henry Miller ou de Bukowski, Tosches réussit à créer une formule que fonctionne très bien. Entraîné par les titres d’Arvo Pärt et l’Île des morts de Rachmaninov, le lecteur se prend à dévorer le livre à toute vitesse. Un livre qui nous étonne par moments, nous fait rire, nous excite mais aussi nous dégoûte. Bref, il nous fait sortir toutes les émotions que les bons livres doivent faire sortir.
Une auto-biographie où la fiction se mêle avec la réalité de la façon la plus paradoxale possible, incarnant ainsi parfaitement la figure de l’auteur: quelqu’un qui, en sortant d’un meeting des AA dans le sous-sol minable d’une église new-yorkaise, est capable de s’arrêter dans un magasin de couteaux japonais pour y dépenser des dizaines de milliers de dollars; quand ce n’est pas pour en commander un fabriqué avec un os de léopard.

Moi et le diable représente, pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, une opportunité fascinante de plonger dans le monde littéraire de Tosches.

«J’ai décidé d’aller à une autre réunion, dans une autre salle, où je ne risquais guère de rencontrer ce fléau de sex-addict en adoration devant lui-même.
Ce que j’ai rencontré, par contre, ç’a été une jeune femme grande et fine, sexy, cheveux longs, poitrine plate, en jean moulant. Il fut un temps où je ne les aimais pas fines et plates. Mais tout change, avec le temps.
« Tu fais ce que j’aurais dû faire », lui ai-je dit après la réunion. Elle m’a regardé droit dans les yeux. La lumière du soleil froid s’est posée sur ses longs cheveux noisette.
« À savoir ?
– Venir ici à temps. Arrêter à temps.
– Fais ce que je dis, pas ce que je fais, c’est ça ? »
Je n’aurais su dire si son regard était antagoniste, supçoneux ou bienveillant. Sans doute parce qu’il était tout cela à la fois, ou plutôt tour à tour.
« Non. Je veux dire que j’ai gâché ma vie. »
J’ai eu le sentiment que ces mots sortaient de ma bouche avec franchise, et qu’ils contenaient une grande part de vérité. Puis j’ai pensé aux livres sur l’étagère, ceux que j’avais écrits, les «cartes postales» de ma vie prouvant que j’avais été plus qu’un simple ivrogne qui se détruit d’un bar à l’autre, bouteille après bouteille, les cartes postales prouvant que j’avais accompli des choses, davantage que la plupart des gens, et que ce que je considérais, plein de regrets, comme une vie d’années fichues en l’air, une vie d’apathie et d’ivresse, était en vérité bien plus que ça. Peut-être était-ce pour cette raison que je gardais ces bouquins. Peut-être que j’en avais besoin, de ces cartes postales.
Ces pensées m’ont traversé à toute vitesse. Il n’y a pas eu de pause marquée entre ce que j’avais commencé à dire et les mots qui ont suivi. « Tu as encore la tienne devant toi. Tous ces années à vivre.
– Ton visage ressemble à une carte. »
Encore une fois, antagoniste, soupçonneuse ou bienveillante. Encore une fois, sans doute tout cela à la fois.
D’un coup de langue et d’une succion, j’ai remis mes fausses dents en place pour les mots que je m’apprêtais à dire, et les ai prononcées: « Terrestre ou céleste ?
– Les deux. »
Bienveillante. Pas d’ambiguïté, pas d’hésitation. Un regard bienveillant.
« Merci. »
J’ai souri, et elle m’a imité. Elle avait des dents d’ivoire, parfaites. Je l’ai détestée pour ça. Je l’ai désirée pour ça.»

#VendrediLecture: le nouveau roman de Dany Laferrière !

9782897123543_1_c_125Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, Dany Laferrière
Éd. Mémoire d’encrier – 296 pages
Prix non membre: 29,95$ – Prix membre: 26,35$

Deux ans après de Journal d’un écrivain en pyjama, Dany Laferrière publie son dernier roman: Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, le premier roman paru après son élection à l’Académie française.

L’écrivain d’origine haïtienne, avec son style toujours décontracté et serein en même temps, présente dans ce nouveau roman une rencontre avec Mongo, un jeune Camerounais qui vient d’arriver à Montréal.
Une rencontre qui arrive, comme la plupart des choses chez Laferrière, de la façon la plus banale, la plus légère: « Je descends la rue Saint-Denis vers le fleuve. On m’arrête au coin de la rue Cherrier. C’est un jeune homme au début de la vingtaine. »

Au jeune Mongo, Laferrière expliquera quarante années de sa vie. Quarante années depuis que le jeune Laferrière est débarqué au Québec pour la première fois. Quarante années de souvenirs, d’expériences, d’images délirantes et de réflexions autant émouvantes que surprenantes. Quarante années traduites ici en une magnifique carte d’amour au Québec racontée au jeune Mongo, aussi le jeune Laferrière.

« L’ARRIVÉE
C’est un moment intime, qui rappelle les débuts d’une relation amoureuse. On aime à revoir chaque détail. Mythologie intime. On est si affamé d’images fondatrices qu’on tente de tout décoder dès le premier instant. Je suis arrivé à Montréal au moment des Jeux olympiques de 1976 – combien de fois ce moment continuera-t-il à remonter à la surface de ma mémoire? Je me souviens que déjà dans l’avion on discutait ferme à propos de ces pays africains que s’étaient retirés des Jeux afin de protester contre la présence dans les stades des athlètes sud-africains. Comme on venait d’Haïti, on pensait que l’agent d’immigration allait nous interroger au sujet du boycott africain. Quelle position devrait-on adopter alors? C’est assez délicat pour des gens qui, comme nous, fuyaient pour la plupart la dictature. »

Écoutez ici l’entrevue de Dany Laferrière à propos de Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, tirée de l’émission « Plus on est des fous, plus on lit ».

La Lecture en Cadeau

Donner un livre, c’est partager le goût de lire, c’est ouvrir un monde de possibilités.

Le programme La lecture en cadeau vise à prévenir le décrochage scolaire pouvant mener à l’analphabétisme. En offrant un livre neuf à un enfant défavorisé, nous espérons contribuer à faire apprécier la lecture aux plus jeunes. Lorsque la lecture devient facile pour les enfants, les mathématiques et les sciences aussi deviennent plus faciles. Ainsi l’apprentissage se poursuit plus aisément. (Extrait tiré du site web de la Fondation pour l’Alphabétisation)

La Lecture en Cadeau c’est, depuis 1999, 400 000 livres neufs donnés à des enfants défavorisés.

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#VendrediLecture: Madame Victoria et 10 ans d’Éditions Alto!

Après La marche en forêt  (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2012) et Le mur mitoyen (Prix France – Québec 2013), Catherine Leroux continue à nous surprendre avec son dernier roman Madame Victoria (dans la liste préliminaire dévoilée mercredi des Prix des libraires du Québec 2016).

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Avec son style unique, mélange d’originalité et poésie, Catherine Leroux s’inspire d’un fait divers réel (l’apparition d’un squelette à l’été 2001) et trace le portrait de dix femmes, de dix Mesdames Victoria qui auraient pu être la dépouille.

Dix histoires qui nous emmènent à différentes époques à travers le Québec. Dix histoires émotives, troublantes, lyriques, qui pointent le nord.

« Pour gagner sa vie, elle réalisait des travaux de comptabilité qu’on lui livrait par la poste. De temps en temps, en s’emparant des feuilles couvertes de chiffres, elle sentait ses doigts picoter, troublés par toute l’agitation, les ambitions et les inquiétudes qui grouillaient derrière les nombres qu’on lui demandait de compiler. Elle laissait alors les liasses de documents reposer quelques heures dans le halo du poêle à la bois avant de les reprendre. Elle terminait son travail percluse d’une fatigue distante, délicieusement différente l’épuisement suscité par ses maux d’autrefois. Elle attendait le milieu de la nuit pour aller glisser ses enveloppes dans la boîte aux lettres, certaine à cette heure de ne croiser rien d’autre que des vents immenses. »

Madame Victoria, Catherine Leroux
Éditions Alto – 196 pages
Prix non membre: 22,95$ – Prix membre: 19,95$


De plus, pour souligner et célébrer son dixième anniversaire, les Éditions Alto ont décidé de vous offrir une sélection de dix livres à 10$*!

«Vous pourrez rencontrer Aristote, recenser le peuple chinois, vous enivrer des parfums étranges de Maleficium, imaginer un livre infini, ouvrir la porte du ciel ou encore prendre une marche inoubliable en forêt… Ces titres sont des pierres angulaires de notre maison et nous ne pourrions en enlever aucune, c’est pour cela que nous vous proposons de les (re)découvrir.»

Parapluies – Christine Eddie (Finaliste – Prix littéraire de la Ville de Québec)
Maleficium – Martine Desjardins (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2010)
Monsieur Ho – Max Férandon
La porte du ciel – Dominique Fortier
Parfum de poussière – Rawi Hage (Prix des libraires du Québec 2008)
La ballade des adieux – Lori Lansens
La marche en forêt – Catherine Leroux (Finaliste – Prix des libraires du Québec 2012)
Le juste milieu – Annabel Lyon
Le Christ obèse – Larry Tremblay (Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay)
Un jardin de papier – Thomas Wharton (Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie traduction)

De notre côté, nous voulons aussi nous joindre à la fête d’Alto: elle sera notre maison d’édition du mois! Pour leur souhaiter un très bon anniversaire, tous les titres Alto auront un rabais de 10% sur le prix membre.**

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*Promotion valide jusqu’au 31 janvier et dans la limite des stocks disponibles.
** Promotion valide seulement en magasin, du 23 novembre au 23 décembre 2015.

 

Dany Laferrière à l’Académie française : Discours de réception

img1c1000-9782764624050Le 28 mai 2015, Dany Laferrière entrait à l’Académie française. Dans son discours de réception, il a fait, comme le veut la coutume, l’éloge de son prédécesseur au fauteuil numéro 2, le romancier et critique Hector Bianciotti. Ce discours a également été l’occasion pour Dany Laferrière de souligner sa dette envers Haïti, où il a vu le jour, et le Québec, où est née sa vocation d’écrivain.  Lire la suite