Serge Bouchard à VendrediOnLit

9782764624654

 Les yeux tristes de mon camion, Serge Bouchard, Boréal (209 p.)
24.95$ prix régulier
22.50$ prix membre

Le prolifique écrivain Serge Bouchard, coanimateur de l’émission de Radio-Canada « C’est fou… », signe son nouveau recueil de textes. 
Les yeux tristes de mon camion représente un regard unique d’un des plus grands intellectuels québécois. Dès la sagesse que son âge lui donne, Bouchard redécouvre des souvenirs de sa vie éparpillés un peu partout l’Amérique du Nord. Entre ses multiples voyages -la plupart dans sa vieille Honda Civic « ce n’est plus une voiture, c’est une voûte à idées, le coffre aux trésors de toute mon imagination »- Bouchard nous raconte ses idées et ses phobies. De la mort de son père à son habitude de regarder le fleuve pendant des heures; de sa passion d’écouter le football à la TV avec un ragoût de boulettes, au mystère de vieillir et le rôle essentiel du bâton de vieillesse. Bref, des thématiques les plus banales aux plus transcendantes.

L’énorme mérite de l’écriture de Bouchard est, surtout, d’être capable de nous raconter des histoires vraiment personnelles, sans un intérêt apparent, converties en un récit passionnant pour le lecteur. Sa sagesse est tangible. Son domaine de l’écriture est évident. Son talent pour raconter des histoires parfois sans queue ni tête est exquis.
Un incontournable!

« Nous vivons tous les jours le vertige de Blaise Pascal, la frayeur en face de l’immense. C’est l’angoisse bien humaine de celui qui se lève seul la nuit, s’assoit dans le silence et réfléchit à tout cela en engouffrant une rangée de biscuits aux pépites de chocolat. Dans les circonstances, n’est-il pas attendrissant, le geste de se croiser les doigts? Nous sommes embarqués sur une nef livrée aux vents, aux creux et aux tourbillons, nous sommes emprisonnés dans la navette, captifs, poussés par l’élan de vie, sans autre choix que de filer vers l’avant sur cette route incertaine nommée existence. C’est parfois tranquille, souvent tempétueux, quelquefois dramatique. La durée du voyage ne se négocie pas. Sa direction non plus. Notre avenir est un grand vide indéterminé que nous comblons en étant. Seulement cela, être.
Nous espérons découvrir une terre merveilleuse, d’un bleu mystérieux, là où la vie ne meurt jamais, là où les loups ne mangent pas les lièvres, une planète douce, sans volcan ni tempête, où les rivières coulent dans les deux sens, où nous n’aurions qu’à tendre la main pour cueillir des pêches et des oranges avec de la crème, des noix, des raisins, des beignes au miel, un monde paisible sans menace aucune, ni de la part du vent ni de la part du froid, où nous ne serions jamais malades et jamais vieux, mais entourés d’amour, d’intelligence, de bons vins et de bons mots. »

 

 

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