#VendrediLecture: La fiancée américaine et The Wild Things

9782923896496 La fiancée américaine, Éric Dupont, Marchand de Feuilles, 878 pages.
24.95$ prix non-membre; 22.00$ prix membre

Quand un roman gagne le Prix des Libraires du Québec, c’est toujours un très bon signe. Si, en plus, le même roman gagne le Prix des Collègiens (on sait bien que malheureusement le taux de lecture chez les jeunes est plutôt mince…), il faut courir se procurer ce roman et le lire tout de suite.

La fiancée américaine ne déçoit pas le lecteur qui est au courant des deux prix remportés. Malgré la longueur considerable, c’est un roman d’aventures qui se lit à toute vitesse.
L’action se situe d’abord à Rivière-du-Loup, où Éric Dupont nous raconte l’histoire de la saga des Lamontagne, tournant toujours autour du beau Louis, dit « le Cheval » en raison de sa force surhumaine. Sa mère, dite « l’américaine », a les yeux bizarrement de couleur sarcelle.

Dans la première partie du livre, donc, nous assistons aux aventures du Cheval Lamontagne, qui grandira et aura trois enfants. Sa fille, Madeleine, a hérité des yeux sarcelle de sa grande-mère, ainsi que de son livre de recettes.

La deuxième partie du livre, sera donc consacrée à l’étonnante histoire de Madeleine Lamontagne: comment elle a bâti son futur et comment elle a réussi à vivre une vie encore plus digne d’un roman que celle de son père.

Après Bestiaire, l’auteur gaspésien nous propose un roman total. Sa plume est aiguisée, surprenante, drôle et très descriptive. Son historie est originale, sans failles. Un récit qui voyage à travers le temps, qui entremêle des classes sociales ainsi que des endroits tels que Rivière-du-Loup, Rome, Toronto ou Berlin. Un récit qu’on aimerait qu’il ne finisse jamais.

« La ville entière était déjà d’humeur festive et s’apprêtait à regarder passer le défilé de la Saint-Jean-Baptiste sur la rue Lafontaine, mais on ne parlait que de lui. La foule était divisée en quelques groupes bien définis. D’abord ceux qui l’avaient connu et qui avaient même assisté à sa naissance le 25 décembre 1918 dans l’église Saint-François-Xavier: sa famille immédiate, les gens qui avaient fréquenté l’école avec lui, les sœurs de l’Enfant-Jésus, puis, ceux qui, sans trop le connaître, l’avaient côtoyé. Figuraient dans ce groupe les voisins, la parenté lointaine et nombreuse, les marchands de la ville, ses tout premiers adversaires aux épreuves de force du compté de Rivière-du-Loup, quelques curés qui connaissaient sa légende et les commères, innombrables, éternelles et affamées. Finalement, le groupe le plus important était composé de familles qui s’étaient établies à Rivière-du-Loup après la Grande Misère, c’est-à-dire une majorité de gens qui ne connaissaient de Louis Lamontagne que des légendes fantastiques. Étrangement, c’étaient ceux-là précisément qui se réjouissaient le plus de son retour. Ceux qui l’avaient connu ressentaient certes une grande fierté à voir rentrer au pays un fils dont ils n’avaient pas à rougir, mais éprouvaient quand même une certaine appréhension. Louis avait-il changé? On serait bientôt fixé. »
9780307399045-us

The Wild Things, Dave Eggers Vintage Canada, 290 pages
21,00$ prix non-membre; 18.50$ prix membre

En 1963 l’illustrateur américain Maurice Sendak publie Were The Wild Things Are (traduit au Français par Max et les Maximonstres). Le conte de Sendak est un succès mondial absolu, avec plus de 19 milliards de ventes et plusieurs adaptations.

En 2008, le génial réalisateur Spike Jonze (Being John MalkovichAdaptation ou Her), contacte l’aussi formidable Dave Eggers (A Heartbreaking Work of Staggering GeniusA Hologram for the KingThe Circle entre autres) afin de faire une adaptation cinéma du livre de Sendak. Le livre The Wild Thnigs est la version la plus personnelle d’Eggers, outre le film sorti en 2009.

 

Max est un garçon de 8 ans qui habite avec sa mère et sa grand sœur adolescente. Sa mère a un nouveau copain que Max déteste. Sa sœur est plus insupportable que jamais. Max se retrouve, donc, dans une maison où il n’arrive pas à trouver sa place; et un jour il décide de fuir. Il prend une chaloupe qu’il trouve attachée à un arbre proche de la rivière de chez lui, avec l’intention de traverser la baie et aller habiter chez son père, en ville.

Toutefois, Max se perd pendant sa traversée et arrive à une mystérieuse île habité par six monstres géants. Max leur dira qu’il est leur roi pour sauver sa peau. Il réussit son mensonge, les monstres le croient… sauf qu’après coup il devra agir comme celui qu’il prétend être.

Récit touchant et fantastique, Dave Eggers présente Le Livre Définitif sur l’enfance. Toute une étape de notre vie peut se résumer dans cette adaptation de l’oeuvre de Sendak.

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