#VendrediLecture: Serafim et Claire!

9782923896533

Serafim et Claire, Mark Lavorato, Marchand de Feuilles, 461 p.
Prix non membre: 34.95$; prix membre: 30.75$

Mark Lavorato, l’auteur Montréalais de Veracity et Believing Cedric présente ici son premier roman traduit au français.
Serafim et Claire est avant tout, évidemment, une histoire d’amour. Mais ce n’est pas une histoire d’amour ordinaire. Il y a plein de petits détails qui la rendent différente de ces histoires classiques où un gars rencontre une fille et se mettent ensemble à la fin du récit.

Claire a eu une enfance difficile et rêve de devenir danseuse; ce qui l’a poussée à coucher avec plein d’hommes. Toute l’expérience sexuelle qui manque à Serafim, photographe Portugais, immigré à Montréal qui n’a pas touché une fille de sa vie.
Les deux vont se rencontrer dans les rues de Montréal durant les années 1920. Serafim tombera éperdument en amour tandis que Claire l’utilisera pour planifier un complot qui pourrait sauver leurs deux vies… s’il réussit. 

Serafim et Claire présente deux personnages hors du commun qui se retrouvent dans une ville qui ne ressemble pas du tout à celle qu’on connait maintenant. Montréal est difficile, rude, froide et farouche. Pour réussir, quand on est photographe fraîchement arrivé, ou  danseuse cherchant à triompher à tout prix, il faut beaucoup plus que de bonnes intentions. Et la justice n’est jamais équitable pour tout le monde. 
Mark Lavorato nous entraîne dans un récit mémorable, parfois cru, et plein d’injustices qui énerveront sans aucun doute le lecteur. L’auteur, aussi photographe de rue, est capable de décrire les lieux et les photographies immortalisés par Serafim avec une virtuosité étonnante.

« Sur une scèene, huit jeunes femmes prennent la pose côte à côte, une jambe étirée devant, le pied pointé, le talon gracieusement décollé du sol. Une plume blanche orne leur chapeau, recourbée comme le cou d’un cygne qui se pavane. Elles sont jeunes, le visage poudré, les lèvres très rouges.
Elles sont divisées en deux groupes, quatre de chaque côté; on les a placées par ordre décroissant de grandeur, symétriquement, à partir du centre. Elles portent toutes un costume identique orné de plumes; l’ensemble ressemble aux ailes ouvertes d’un gigantesque oiseau dont le corps est parfaitement aligné sur la fente entre les rideaux en arrière-plan. Ces derniers s’élèvent jusqu’à une hauteur inconnue, hors du cadre, leurs plis montant à la verticale jusqu’aux poutres, et disparaissent derrière des nuages en carton et des étoiles faites au pochoir.
Chacune des filles soulève d’une main l’ourlet de sa robe, presque jusqu’au genou, révélant un mollet blanc dans toute sa suggestivité. Les bras dénudés et les décolletés sont d’un blanc laiteux, sans fard. Leur sourire suggère l’espièglerie, comme si à cet instant elles se sentaient étourdies, voire lascives. L’une des filles, pourtant – à l’extrême gauche, la plus petite – arbore une expression morose, préoccupée. Comme si elle savait quelque chose que les autres ignorent. Et qu’elle regrettait de savoir. »

 

 

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